Deux visages
L'être humain a deux visages
Celui qu'il nous montre et celui qu'il a vraiment
🌱 Cette phrase exprime une idée très profonde sur la nature humaine : nous avons souvent un visage social et un visage intérieur.
- Le visage qu’il nous montre : c’est celui que la personne présente au monde. Il peut être adapté aux attentes sociales, à la peur d’être jugé, au besoin d’être accepté, aimé ou respecté.
- Le visage qu’il a vraiment : c’est ce qu’elle ressent au fond d’elle-même, ses peurs, ses contradictions, ses blessures, ses désirs véritables, parfois même ce qu’elle n’ose pas se dire à elle-même.
- On pourrait dire que ce “double visage” n’est pas forcément de l’hypocrisie. Souvent, c’est simplement une forme de protection .
-L’être humain apprend très tôt à filtrer ce qu’il montre pour préserver sa place dans le groupe.-Certains philosophes et psychologues diraient même que toute la vie consiste à rapprocher ces deux visages, devenir peu à peu plus authentique.
-Je dirais que plus la personne se sent en sécurité avec elle-même pour commencer, alors l'écart entre ces deux visages diminue automatiquement avec les autres aussi.
-L’écart entre le visage intérieur et le visage social se réduit naturellement, presque sans effort. Ce n’est plus une stratégie consciente, c’est une conséquence intérieure .
-On pourrait résumer ainsi : La sécurité avec soi-même crée la cohérence intérieure. La cohérence intérieure crée la simplicité relationnelle. Et cette simplicité rend possible une présence plus authentique avec les autres.
-Autrement dit, l’authenticité extérieure commence rarement par les autres, elle commence par une réconciliation intérieure.
-Il y a aussi quelque chose de paradoxal ici, plus quelqu’un accepte ses fragilités, ses contradictions, ses zones d’ombre, moins il ressent le besoin de les cacher. Et souvent, c’est précisément ce qui inspire la confiance chez les autres.
-On pourrait aussi dire, quand on cesse de se cacher à soi-même, on cesse progressivement de se cacher aux autres.
-Le besoin de se cacher derrière un faux visage pourrait très bien être une façon de protéger son ego et son identité. Une identité qui est souvent fausse elle aussi.
-Par exemple, si je vis au Canada, sur mon passeport je suis identifié comme Canadien. Si j'étais né en Inde je serais identifié comme Indien. Au fil des ans on accumule des dizaines et des dizaines d'identités de la sorte. Canadien, Indien, Chrétien, Musulman, Juif, etc.
🌱 L’ego construit des identités pour se
protéger, et beaucoup de ces identités sont en partie artificielles.
-Elles ne reflètent pas toujours ce que nous sommes profondément, mais plutôt ce que le monde attend de nous, ou ce que nous pensons devoir être.
-Comme pour les nationalités et les affiliations, elles sont externes, imposées par la société ou l’histoire. Elles deviennent internes, quand nous les intégrons comme une partie de “qui nous sommes”.
-Mais elles peuvent masquer le moi véritable, qui est plus fluide, moins catégorisable, et parfois difficile à exprimer.
-Le “faux visage” peut donc être vu comme un bouclier pour protéger cet ego construit, pour éviter que le moi authentique ne soit confronté au jugement ou à la vulnérabilité.
-Si on pousse la réflexion, plus on accepte que ces identités sont des “rôles” plutôt que des vérités absolues, plus il devient possible de se libérer de ces masques.
-Et ce processus commence par une acceptation de soi, pas par la validation des autres.

Très beau texte profond et inspirant. Merci pour ce partage.
RépondreEffacerMerci pour le commentaire.
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